Qu’est-ce que c’est?

La plupart des Québécois seront un jour ou l’autre touchés par un trouble mental, personnellement ou par un proche. Tout comme les maladies physiques, les troubles mentaux peuvent affecter n’importe qui, sans distinction d’âge, de sexe, de statut social, de niveau d’instruction, de nationalité ou d’origine ethnique. 

Le trouble mental est un état de santé qui se définit par des changements qui affectent la pensée, l’humeur ou le comportement d’une personne, ce qui perturbe son fonctionnement et lui entraine de la détresse. 

Ces changements peuvent être observés par la personne qui présente un trouble mental, sa famille ou son entourage. Par exemple, ses proches peuvent remarquer qu’elle s’isole ou qu’elle a cessé de faire certaines activités. La personne peut, quant à elle, avoir du mal à se concentrer, se sentir triste ou anxieuse à l’idée de faire ses activités quotidiennes. 

Le professionnel de la santé ou le médecin considère l’ensemble des signes et des symptômes pour évaluer l’état de la personne et poser un diagnostic. 

Source : Gouvernement du Québec 

Quoi faire? 

Des intervenants sont disponibles 24  heures sur  24, 7  jours sur  7 pour vous aider. Plusieurs organismes offrent des services de soutien et de consultation professionnels, gratuits et confidentiels.  

Contactez-les  :

Info-Social
8-1-1 
(option 2)

Pour joindre rapidement un professionnel en intervention psychosociale

1 866 APPELLE
  (1  866  277-3553) 

Si vous, ou une personne de votre entourage, vivez une situation de crise nécessitant de l’aide

9-1-1

En cas de danger immédiat

Équipe de soutien à l’intervention psychosociale (ÉSIP)

Dans un contexte où les services policiers sont appelés à intervenir de plus en plus fréquemment auprès des personnes vivant des problématiques de santé mentale, d’itinérance ou de détresse psychosociale, la Régie de police Richelieu–Saint-Laurent a fait le choix d’opter pour une approche novatrice axée sur la continuité et la spécialisation en santé mentale.

Depuis 2021, elle offre, en collaboration avec le CISSS de la Montérégie-Est, un service ÉSIP composé d’une travailleuse sociale qui assure des suivis psychosociaux auprès des personnes vulnérables. Cette ressource intervient notamment dans des situations d’isolement, de détresse psychologique, de vulnérabilité chez les aînés, de proche aidance, de troubles de comportement ou encore de problématiques de type Diogène.

En 2025, la Régie de police Richelieu-Saint-Laurent franchit une nouvelle étape en créant une nouvelle équipe dédiée, mais cette fois, aux interventions de crise de première ligne. Cette seconde version de l’ÉSIP est composée d’un travailleur social et d’une policière dédiée. Le duo intervient directement sur le terrain en cas de propos suicidaires, d’état mental perturbé, de crise familiale, de situation d’itinérance, ou d’un épisode d’intoxication. Contrairement à plusieurs modèles reposant principalement sur le référencement vers des ressources externes, le duo assure l’évaluation sur le terrain, l’intervention immédiate, la mise en place de solutions concrètes et le suivi subséquent de la personne avec les partenaires concernés.

Camylle, travailleuse sociale, assure les suivis psychosociaux auprès des personnes vulnérables, en collaboration avec les policiers de l’unité sociocommunautaire. Elle s’occupe des interventions de première ligne non-urgentes :

  • Personnes vulnérables : personnes âgées, déficiences intellectuelles, proches aidants;
  • Isolement : pas de réseau social, pas de ligne téléphonique, ni Internet;
  • État mental perturbé : propos incohérents, mais seulement si le sujet ne tient pas de propos suicidaires;
  • Comportement Diogène : accumulation compulsive d’objets et/ou insalubrité;
  • Toutes autres situations non-urgentes jugées pertinentes par les patrouilleurs.

Le travailleur social Nathan et la policière Nadia interviennent quant à eux en première ligne dans les situations de crise :

  • Propos suicidaires : gestion de crise;
  • Suicide : suivi auprès des personnes touchées (mandat post-vention);
  • P-38;
  • État mental perturbé : propos incohérents, délirants;
  • Crise familiale;
  • Itinérance;
  • Intoxication;
  • Support aux patrouilles;
  • Toutes autres situations urgentes (directes) jugées pertinentes par les patrouilleurs.

L’objectif de l’ÉSIP est de diminuer la fréquence des appels au Centre de communications d’urgence, de diriger les personnes vers les bonnes ressources et de soutenir les policiers dans leur travail au quotidien.