En réaction aux 10 féminicides recensés depuis le début de l’année au Québec, le gouvernement passe à l’action
En septembre 2025, Gabie Renaud a été tuée par un homme au lourd passé de violence conjugale, dont elle ignorait la dangerosité.
En réaction à son histoire, ainsi qu’aux nombreux féminicides recensés récemment au Québec, le gouvernement a déposé hier le projet de loi 4. Celui-ci vise à permettre la communication de renseignements à des fins de protection contre la violence d’un partenaire intime, tout en modifiant diverses dispositions législatives.
Cette loi permet à toute personne préoccupée par le risque que peut représenter un partenaire intime pour sa sécurité ou celle de ses enfants de faire une demande afin de connaître ses antécédents judiciaires. Cette possibilité s’applique également aux jeunes de 14 ans et plus.
Les démarches sont entièrement confidentielles.
Les informations transmises à la personne pourront aussi inclure tout élément jugé pertinent par les policiers, comme des interventions antérieures, notamment des appels au 9-1-1 impliquant cet individu.
Comment faire?
La demande de renseignements pourra être faite à l’aide d’un formulaire en ligne ou en communiquant directement avec un policier de son secteur. Ce dernier transmettra la requête à la Sûreté du Québec pour analyse.
Après vérification, les informations recueillies seront acheminées à un organisme d’aide, qui lui, communiquera avec la personne ayant fait la demande.
C’est une façon de s’assurer que ces personnes prennent une décision éclairée quant à la poursuite ou non de leur relation, et qu’elles adoptent les mesures nécessaires pour assurer leur sécurité ou celle de leur enfant.
Ressources
Le service SOS violence conjugale est disponible 24 heures sur 24 au 1 800 363-9010.
Partout au Canada, l’application mobile iHEAL est disponible pour les femmes en situation de violence conjugale qui cherchent de l’aide.